C'est un rapport compliqué, quelque chose qu'on a du mal à expliquer ...
C'est comme un océan de sentiments déchainé ... Ça virevolte dans tous les sens.
Lorsque tu t'assoies devant, que tes doigts effleurent le clavier, lorsque tu te concentres, lorsque ton doigt s'approche de la touche, celle que tu enfonces quelques secondes plus tard, chargée de tes émotions. Alors le morceau commence ...De l'impatience, ça oui il y en a ... une mélodie régulière appliquée ... beaucoup de retenue ... il faut conduire la mélodie mais surtout ne pas oublier une note, ne pas appuyer la mauvaise ... tu la sens venir mais tu te retiens de peur de te décaler ... et là tu laisses tout échapper ... la colère l'impatience l'envie l'émotion la rage la passion la haine les larmes la joie l'oubli la mort le paradis ... tout ce que la mélodie t'inspire. La musique t'emporte et dès l'instant où la première note est jouée, tu es déjà ailleurs ... tu nages avec les dauphins, assistes au lever du soleil, voles au côté des oiseaux, assistes à l'éclosion d'une rose. Tu sens cet océan de sentiments de plus en plus agité. Tu rêves de plus en plus et tes songes t'emportent de plus en plus loin. Tu n'es plus là, à jouer pour des gens, mais assis sur un nuage. la mélodie devient plus dense, les notes graves raisonnent sous tes doigts, les dauphins disparaissent, le soleil se couche, la nuit tombe, les oiseaux partent et la rose fane ... La mélodie annonce la mort, la tristesse jusqu'à la prochaine partie du morceau où sera annoncé le dénouement final de cette histoire ... Mais il t'importe peu. A ce moment, tu ne ressens plus que tes doigts, qui volent au dessus des touches ...